Comme une formule1 demande des réglages très précis avec notamment des carburants adaptées à chaque circuit, notre corps a besoin d'une nutrition complète pour pouvoir enchainer les entrainements et les compétitions dans de bonnes conditions.

Une nutrition adapté est essentiel pour le bien-être et bien plus encore pour la performance.

 

Les compléments alimentaires quand l'alimentation s'appauvrit.

 

Si l'industrie agro-alimentaire a fait d'énormes progrès au cours des 50 dernières années, il n'en demeure pas moins qu'elle a aussi profondément changé la nature même de ce que l'on retrouve dans nos assiettes et pas toujours pour le mieux.

Ainsi, on ne peut que louer les progrès significatifs en termes d'hygiène, de tracabilité, etc, mais on peut aussi déplorer le développement d'une agriculture intensive qui lessive les sols et les appauvrit en nutriments, d'un raffinage quasi systématique des céréales, des sucres et de bien d'autres matières premières.

Nos aliments sont devenus des coquilles vides de nutriments. Combien de pêches, d'oranges, de brocolis faut-il manger pour retrouver les bienfaits d'un demi-siècle?

Une étude canadienne a ainsi pointé du doigt l'appauvrissement de nos fruits et légumes. Pour trouver la même quantité de nutriments présents dans une pomme en 1940, il faudrait en croquer 3 aujourd'hui. La quantité de vitamine A présente dans une orange en 1960 se retrouve dans 8 oranges en 2010 !!!

Mordre à pleines dents dans une pêche et avaler de l'eau sucrée. Manger toujours plus, pour se nourrir de moins en moins. Tandis que, dans les pays développés, nos apports en calories augmentent, la plupart des aliments non transformés que nous consommons - fruits, légumes, et céréales - deviennent des coquilles vides sur le plan nutritionnel. Une dizaine d'études d'universités canadiennes, américaines et britaniques, publiées entre 1997 et aujourd'hui, font état d'une dégringolade de la concentration en nutriments dans nos aliments. Même dans les aliments réputés sains, vitamines A et C, protéines, phosphore, calcium, fer et autres minéraux et oligo-éléments ont été divisés par deux, par vingt cinq, voir par cent, en un demi-siècle. Pour retrouver les qualités nutritionnelles d'un fruit ou d'un légume des années 1950, il faudrait aujourd'hui en manger une demi-cagette !!!

 

Vitamine C: une pomme hier = 100 pommes aujourd'hui

Hier quand nos grands-parents croquaient dans une transparente de croncel, ils avalaient 400mg de vitamines C, indispensable à la fabrication et à la réparation de la peau et des os. Aujourd'hui, les supermarchés nous proposent des bacs de Golden standardisées, qui ne nous apportent que 4 mg de vitamine C chacune, selon Philippe Desbrosses, docteur en sciences de l'environnement à l'université Paris-VII. Soit cent fois moins. " Après des décennies de croisements l'industrie agroalimentaire a séléctionné les légumes le splus beaux et les plus résistants, mais rarement les plus riches sur le plan nutritif", déplore ce militant pour la préservation des semences anciennes.

Vitamine A: une orange hier = 21 orange aujourd'hui

Précieuse pour notre vue et nos défences immunitaires, la vitamine A est en chute libre dans 17 des 25 fruits et légumes scrutés par des chercheurs canadiens dans une étude synthétisée pour CTV news. Le déclin est total pour la pomme de terre et l'oignon qui aujourd'hui n'en contiennent plus le moindre gramme. Il y a un demi-siècle, une orange couvrait la quasi-totalité de nos besoin quotidiens- les fameux AJR ( apports journalier recommandés ) - en vitamine A. Aujourd'hui, il faudrait en manger 21 pour ingurgiter la même quantité de la précieuse vitamine. De même une pêche des années 1950 équivaut à 26 pêches aujourd'hui.

 Fer la viande en contient deux fois moins

Au début de la chaîne, il y a la céréale. Blé, maïs et soja sont aujourd'hui plus pauvres en zinc, en cuivre et en fer qu'il y a cinquante ans. Appauvries par des décénnies d'agriculture intensive et de sélections variétales, ces céréales réapparaissent dans l'auge de nos bêtes, qui, par répercussion, se trouvent moins bien nourries que leurs ancêtres. En bout de chaîne, l'animal devenu steak apportera moins de micronutriments dans nos assiettes. Tel est l'effet domino identifié par le chercheur américain David Thomas. Dans son étude publiée dans la revue Nutrition et Health, il constate qu'à poids égal un même morceau de viande apporte deux fois moins de fer qu'un demi siècle aupparavant. Or, celui-ci sert à l'élaboration. Autre dommage collatéral: le lait a perdu ces acides gras essentiels déplore Philippe Desbrosses. Des acides essentiels à nos membranes cellulaires, notre système nerveux et notre cerveau. Naturellement présents dans l'organisme en très petite quantité, ils doivent nous être apportés par l'alimentation.

Calcium: quatre fois moins dans le brocoli

Mauvaise nouvelle. Si le brocoli figure sur la liste de ces légumes que vous ne consentez à avaler qu'en pensant à votre santé, vous n'avez pas fini de grimacer. Alors que ce chou venu du sud de l'italie contenait 12,9 mg de calcium (allier de la construction osseuse et de la régulation du sang) par gramme en 1950, il n'en renfermait plus que 4,4 en 2003, selon une étude de l'université du texas, soit quatre fois moins. Si vous comptiez sur lui pour compenser la carence en fer de votre steak, c'est également loupé. Il faudrait en mettre six fois plus dans la soupe pour obtenir les mêmes bienfaits que par le passé. Sur les 25 légumes étudiés par l'équipe de recherche cadadienne, 80% ont vu leur teneur en calcium et en fer décliner.

 Le bio est-il une solution?

 Les facteurs de ce déclin sont multiples. Des sols plus pauvres,  des végétaux cueuillis trop tôt, des traitements de conservation plus fréquents, des croissances plus rapides dopées par les angrais et une réduction du nombre de variétés, sélectionnées pour leur résistance aux parasites et leur rapidité de croissance. Autant d'éléments imputables à une quête de meilleurs rendements. Résultat (pour le maïs, le blé et le soja, plus le rendement est important, plus le contenu en protéines est faible), note Brian Halweil, dans son étude. Même shéma pour les concentrations de vitamine C, d'antioxydants et de bêtacarotène dans la tomate: plus les rendements augmentent, plus la concentration en nutriments diminue.

 A contrario, l'agriculture biologique peut inverser la tendance, indique Brian Halweil dans son étude. De fait , à conditions climatiques équivalentes "les aliments bios contiennent significativement plus de vitamine C, de fer,  de magnésium et de phosphore que les autres" Le chercheur met pourtant en garde: " si les agriculteurs bios développent un système riche en intrants avec des rendements comparables aux exploitations traditionnelles, le bio verra son avantage nutritionnel s'éroder." De même, si les produits bios sont cueillis avant maturié, ils sont finalement moins riches en nutriments que des produits mûrs de l'agriculture traditionnelle. Seule stratégie pour remettre de la vie dans son assiette: choisir des aliments mûrs, produits de manière non intensive et partir à la chasse aux variétés oubliées. Une épopée.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes et face à une offre toujours plus prolixe dans les rayon de nos supermarchés, il convient pourtant de corriger certains manques dans notre alimentation.

Hormis la qualité nutritionnelle de nos aliments que l'on ne peut pas contrôler, il y a aussi des mauvaises habitudes de notre part.

 Les erreurs les plus fréquentes sont:

- une alimentation souvent mal organisée et déstructuée du fait de l'association vie professionelle, vie privée et sportive.

- des pratiques utilisées pour la gestion du poids de corps souvent incompatibles avec la performance et parfois même dangereuses pour la santé.

- une mauvaise gestion de l'apport en lipides ( quantitativement et qualitativement ).

- une déficience en micronutriments ( ce qu'on appel ausi les oligo-éléments ).

- une hydratation mal gérée.

 

 De telles erreurs se répercutent sur le rendement du sportif:

- entraînements moins efficaces,

- récupération plus difficile,

- diminution de la performance en compétition,

- difficultés de concentration,

- problèmes de coordination,

- risque de blessures,

- fatigue accentuée,

- risque plus important de surentraînement ....

 

Les compléments alimentaires: Le rôle fondamental des micronutriments dans la pratique sportive.

En sollicitant davantage l'organisme, le sportif représente une population dont les besoins nutritionnels sont accrus. Or, la majorité des conseils nutritionnels véhiculés dans le monde du sport se concentre sur l'aspect énergétique ( glucides, protéines et lipides) en occultant alors le rôle fondamental des micronutriments.

La pratique intensive d'un sport met à l'épreuve notre métabolisme et sollicite le système immunitaire. Des maladies infectueuses ou inflammations diverses sont donc fréquentes après un effort sportif. C'est pourquoi les sportis sont sujets aux blessures et tombent souvent malades après des compétitions.

Pour éviter que le corps ne réagisse par une maldie, il faut veiller sur le métabolisme d'une part en remplaçant au mieux les aliments traités industriellement par des denrées riches en vitamines et en minéraux, et d'autre part en apportant des suppléments sous forme de micronutrments.

Les besoins en micronutriments montent en flèche lors de la pratique sportive.

Des changements métaboliques liés à la pratique sportive entraînent une augmentation des besoins en micronutriments. Au niveau physiologique, l'apport plus important en oxygène accroît le stress oxydatif et la formation de radicaux libres. Ensuite, l'activité métabolique plus intense nécessite un apport plus important en micronutriments, alors que leur déperdition à travers la transpiration, l'urine  les intestins s'accentue. Il n'est pas rare de voir des sportis souffrir de carences en ces précieuses substances.

Une préparation riche en micronutriments permet de palier à toutes carences et de neutraliser le stress oxydatif accru, ainsi que la production supplémentaire de radicaux libres. Grâce à cette démarche, le sportif optimise ses performances, diminue le risque de maladies et d'accidents et raccourcit sa perriode de récupération.

 Les compléments alimentaires: Le sportif amateur aussi concerné que le pro.

Vous l'aurez compris, que l'on soit sportif amateur ou profesissionnel, les micronutriments sont très importants pour la transposition de l'énergie dans le procesus métabolique. Apporter un supplément offre plusieurs avantages:

- maintenir son niveau d'énergie vital au plus haut et ainsi éviter les contres-performances,

- régénération et temps de récupération plus rapides ( après un entraînement ou une compétition )

- protection contre les blessures et les maladies,

- réhabilitation plus rapide après des maladies ou blessures.

Pour toutes les raisons évoquées dans cet article ( appauvrissement nutrionnel, surconsomation des micro-nutriments), les compléments alimentaires sont devenus incontournables. Cette article à été rédigé par une ancienne joueuse de tennis ayant été classé 36ème mondial en 1978.